Envie de pompes !

Les endorphines estivales s’émoussant, la sollicitation perfide des blogs rehaussés d’images idéales réveille la quête impérissable du soulier ultime, celui de la jubilation souveraine, de la liesse éternelle. La pupille du calcéophile se dilate et s’expose à un strabisme formellement divergent, entre la gourmandise compulsive du sale gosse et la privation consentie, humblement. La résolution…

Tourments calcéophiles !

Le vestiaire gorgé de souliers (lacets noués ou boucles serrées, doyens ou plus récemment invités à partager l’alignement, tous étaient scrupuleusement cirés, les plus éclatants revendiquant un récent glaçage dominical du bout dur ; ici point d’ostracisme, les noirs de jais voisinaient avec les bruns et ses riches nuances, les dépigmentés par les années marivaudaient avec quelques cadets en veau velours fringant, la profondeur pourpre ecclésiastique d’un escarpin confessait des cuirs grainés, seuls les crottés en quarantaine se consolaient au contact égoïste, intime d’un embauchoir en hêtre) envahissait, comme une antienne dérisoire, les séances bihebdomadaires sur le divan apaisant de l’analyste concentré ou somnolant, obsessionnellement chaussé sur-mesure d’un cuir venezia.