glaçage-thérapie

Aiguiser sa sérénité par la glaçage-thérapie, voici la promesse salutaire qui menace si vous osez suivre cet effet d’annonce, sans garantie absolue, mais incontestablement aussi bénéfique que la préparation d’un risotto aux pointes d’asperge ou l’apprentissage d’un kata ancestral d’iaido.

Par commodité, l’illusion pédagogique s’accoudera paresseusement sur le vade-mecum anglo-saxon des 5 W, propres aux consultants méthodiques ou branques !

Envie de pompes !

Les endorphines estivales s’émoussant, la sollicitation perfide des blogs rehaussés d’images idéales réveille la quête impérissable du soulier ultime, celui de la jubilation souveraine, de la liesse éternelle. La pupille du calcéophile se dilate et s’expose à un strabisme formellement divergent, entre la gourmandise compulsive du sale gosse et la privation consentie, humblement. La résolution…

Tourments calcéophiles !

Le vestiaire gorgé de souliers (lacets noués ou boucles serrées, doyens ou plus récemment invités à partager l’alignement, tous étaient scrupuleusement cirés, les plus éclatants revendiquant un récent glaçage dominical du bout dur ; ici point d’ostracisme, les noirs de jais voisinaient avec les bruns et ses riches nuances, les dépigmentés par les années marivaudaient avec quelques cadets en veau velours fringant, la profondeur pourpre ecclésiastique d’un escarpin confessait des cuirs grainés, seuls les crottés en quarantaine se consolaient au contact égoïste, intime d’un embauchoir en hêtre) envahissait, comme une antienne dérisoire, les séances bihebdomadaires sur le divan apaisant de l’analyste concentré ou somnolant, obsessionnellement chaussé sur-mesure d’un cuir venezia.

Anatomie du point G !

Quoi de plus exquis que de goûter aux délices du point G ?

Si pour le sybarite, la démarche et la technique élaborée sont supérieurement voluptueuses au sublime aboutissement, le plus grand nombre néglige cette délectation pure, non par bouderie, mais par simple méconnaissance de son existence même.

Parmi les rares inconditionnels, d’aucuns confessent leur embarras ou leur doute passager. Les confidences inquiètes interrogent la dextérité, la gestuelle la plus appropriée, la vigueur de la pression du ou des doigts sur le grain de la peau. Le vaillant néophyte est quant à lui, le plus souvent désorienté, car dépité devant son insuccès, ou pire, incompris du regard moqueur de sa tendre compagne. Tous, du zélateur au novice, avouent que cette expérience sensuelle, ce toucher audacieux et répété évoluent en addiction. Les détracteurs y détectent une perversion qui ne mérite pas même de qualificatif bien que décadent semble implicite tant leur ton est sans appel.